Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Lorsque l'on s'est levé ce jeudi là, nous avons découvert un paysage tout blanc.

 

La neige que nous attendions tant est enfin arrivée...mais elle est arrivée trop tard car il était temps pour nous de plier bagage pour retourner à Montréal.

En effet, nous devions déposer nos valises chez Laurent et Anne, rendre la voiture de location pour prendre un car le soir qui nous mènerait à New York...

 

Nous étions très excités à l'idée de faire un saut dans la ville à la grosse pomme.

 

Nous avons tout de même pris le temps de faire une petite bataille de boules de neiges et de nous battre un peu pour déneiger la voiture tout en réfléchissant au fait que dans quelques années peut être, cette neige deviendrait notre pire cauchemar.

Pour ce qu'il est de la température extérieur, elle ne devait pas avoisiner plus de 3°C. Un froid sec, celui que nous avions depuis le début des vacances. Un froid sec et un ciel bleu magnifique. Le fameux ciel dont nous avions tant entendu parler. Nous les parisiens, qui détestons la grisaille et la pluie, envions aux Canadiens ce ciel et cette neige.

Car oui, je vous le dit, je préfère avoir froid, mais avoir un ciel de vacances et un paysage hivernale qu'un temps gris et maussade à longueur d'année qui de toute façon ne nous donne pas envie de sortir et mine le moral.

Nous nous étions préparés à un froid intense, un froid pénétrant, mais, et je sais bien que nous n'étions pas au mois de février, nous n'avions pas encore mis nos pulls et regrettions de nous être tant encombrés.

 

Le paysage sous la neige était magnifique, comme transfiguré et les arbres étaient d'une réelle beauté.

 

Mais pas le temps de se promener, il nous fallait embrayer sur Montréal.

 

La voiture chargé à bloc, nous avons mangé au Mac Do d'une petite ville. J'ai eu le droit à la fameuse phrase du serveur qui commence par "Tu veux tu...". Celle là était corsée, il m'a dit:

- Tu veux tu un breuvage avec ton cheeseburger?

J'ai du faire une drôle de tête car il a répété deux fois sa phrase. J'ai répondu:

- Oui, oui, une bouteille d'eau s'il vous plait.

Je n'arrive pas à me faire à l'idée qu'il faille tutoyer des inconnus et le terme de "breuvage" réservé aux animaux est aussi incongrus.

 

Il y a aussi cette particularité au Québec;

Alors qu'en France on nous dit tout simplement "bonjour" quand on rentre dans un magasin, ici la vendeuse lance un:

- Bonjour, tu vas bien?

Mois je répondrais bien:

- Oui merci, mon mari, mon frère et mon chat vont bien. On pourrait se faire une bouffe chez moi si tu veux bien...

Mai je réponds décontenancée et amusée:

- Oui merci et vous?

Alors que d'autres clients, répondent tout simplement:

- Oui et toi ? Comme s'ils se connaissaient déjà.

Ca fait moins bizarre quand c'est de l'anglais. "Hello how are you?" parce qu'il n'y a pas de distinction entre le TU et le VOUS.

 

Bref...j'aurais l'impression de manquer de respect si je tutoyais, question d'habitude.

 

En fin d'après midi, de retour à Montréal, nous avons déposé nos affaires encombrantes chez Laurent et Anne et avons rendu la voiture de location.

 

Le Greyhound, le fameux car qui nous mènerait à New York durant la nuit, ne partait que vers 23h.

 

Nous en avons donc profité pour aller voir nos neveux, avons préparé nos sacs à dos pour le voyage, car inutile de nous encombrer de valises pour un week-end de trois jours.

 

David, comme toujours était stressé de rater le car et dans la précipitation, sans même nous en rendre compte, nous avons pris le car précédent le nôtre. Celui-ci s'apprêtait à partir.

 

Sauf que...surprise.

Le car était bondé, il n'y avait pas de places libres les unes à côté des autres. J'ai donc laissé Ylann et David à l'avant du car, chacun assis à côté d'un monsieur et j'ai trouvé une place dans le fond à côté d'une française.

 

S'en est suivi la nuit la plus longue et la plus angoissante de toute les vacances....

Tag(s) : #Voyages

Partager cet article

Repost 0