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Bon ben fallait s'y attendre, avec les élections qui arrivent a grand pas et la crainte des étudiants que leur session de "rattrapage" soit annulé, le mouvement de grève qui a débuté en février est fini (ou presque car les grandes marches du 22 de chaque mois sont toujours programmés).

 

Article tiré du quotidien lemonde.fr

La longue grève que les étudiants québécois ont lancée en février, pour protester contre une augmentation de 75 % de leurs frais de scolarité, s'essouffle à la faveur de l'été. Les étudiants des 14 collèges pré-universitaires (Cegep) en grève (sur 48) ont tour à tour voté la reprise des cours et leur rentrée anticipée s'est déroulée sans heurts, lundi 20 août. La plupart d'entre eux ont dit craindre que la poursuite de leur mouvement n'entraîne l'annulation de leur session d'hiver (reportée en août par le gouvernement).

De leur côté, les étudiants d'une trentaine de facultés toujours en grève à travers la province se prononcent lors d'assemblées organisées tout au long de cette semaine. Les premiers votes, lundi et mardi, sanctionnent soit la fin de la grève soit une "trêve".

Les responsables du mouvement le plus radical, la Classe (Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante), appellent cependant à une manifestation mercredi 22 août, sur le thème "Dans la rue jusqu'à la victoire !", constatant qu'ils n'ont toujours pas obtenu gain de cause.

Le gouvernement libéral du Québec a campé sur sa seule et unique proposition présentée en avril : une hausse de 82 % (au lieu de 75 %) étalée sur sept années (au lieu de cinq). Les frais annuels de scolarité s'élèveront ainsi à 3 946 dollars canadiens (3 233 euros) en 2019. Ce niveau restera le plus bas d'Amérique du Nord, estime le premier ministre Jean Charest, qui s'est aussi engagé à améliorer le régime des prêts et bourses pour les plus défavorisés. Toute autre concession mettrait, selon lui, en péril un "nécessaire retour à l'équilibre budgétaire" des finances publiques, après le déficit creusé par la crise depuis 2009.

 

 ÉLECTIONS GÉNÉRALES LE 4 SEPTEMBRE

Les étudiants peuvent se targuer d'autres victoires. Après l'adoption à la mi-mai d'une loi très dure pour encadrer les manifestations et ses éventuels débordements, leur mouvement de protestation s'est étendu à d'autres secteurs de la population qui, à grands coups de concerts de casseroles devenus quotidiens, ont réclamé de se prononcer sur des choix de société.

Ce "printemps érable" a poussé M. Charest, élu en 2003 et reconduit au pouvoir en 2007, à annoncer pour le 4 septembre des élections générales qu'il aurait eu la possibilité de retarder jusqu'à la fin 2013. Nombre d'étudiants ont été déçus de constater que le premier débat télévisé, organisé dimanche 19 août, entre les ténors des quatre principaux partis en lice, ont peu abordé les thèmes de leurs revendications. Mais le Parti québécois (PQ, indépendantiste) de Pauline Marois avait déjà énoncé sa promesse de rétablir le gel des frais de scolarité dès la rentrée, la Coalition Avenir Québec (CAQ, centre droit) de François Legault, celle de limiter la hausse, et Québec Solidaire (indépendantiste de gauche) a promis une totale gratuité des frais de scolarité.

 

L'un des leaders estudiantins, Léo Bureau-Blouin, a choisi, à 20 ans, de briguer un siège de député sous l'étiquette du PQ dans une circonscription de Montréal où sa victoire n'est nullement acquise, tandis qu'un autre, Gabriel Nadeau-Dubois, a démissionné de son poste de porte-parole de la Classe, s'estimant "fatigué" des attaques verbales du parti au pouvoir.

Le plus récent sondage, publié le 16 août par le quotidien montréalais La Presse, crédite le PQ de 28 % des intentions de vote, contre 22 % pour les libéraux du gouvernement sortant et 21 % pour la CAQ. Le nombre d'indécis reste cependant élevé, à hauteur de 19 % des personnes interrogées.

Tag(s) : #Education

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